Les trois royaumes : Cao Cao enchaine ses navires

Publié le par dibo

Suite de : les trois royaumes : Zhuge liang emprunte des flèches

Chibi.jpgGêné, Zhou Yu fut contraint d'offrir ses compliments à Zhuge Liang. Après quoi, tous deux discutèrent de la stratégie à adopter. Zhou Yu expliqua qu'il avait une idée mais qu'il n'était pas sûr qu'elle soit réalisable. Zhuge Liang lui fit la proposition suivante : "écrivons chacun notre idée sur la paume de notre main, nous verrons si ce sont les même." Lorsqu'ils dévoilèrent ce qu'ils avaient écrit, les deux mains portaient le caractère "feu".

Sur la berge nord, Cao Cao était exaspéré par la perte de tant de munitions. Il choisit d'envoyer des espions pour le renseigner sur les mouvements ennemis. Il convoqua les deux cousins de Cai Mao : "Il paraitrait naturel que vous fassiez défection, rejoignez le camp de Zhou Yu et renseignez moi. Vous serez richement récompensés après la victoire." Il leur offrit de nombreux cadeaux et ils acceptèrent.
Lorsqu'ils arrivèrent sur la berge sud, Zhou Yu les traita avec respect, récompensa leur défection et les invita à séjourner dans son camp.
Cette nuit là, Zhou Yu eut une discution dans le plus grand secret avec un de ses officiers nommé Huang Gai.
Le lendemain, Zhou réunit tous ses généraux, il leur annonça qu'il ne souhaitait pas engager le combat mais qu'il faudrait tenir la position pendant trois mois. Il avait à peine fini lorsque Huang Gai s'exclama : "Trois mois ? Pourquoi pas trente ? Si ne nous sommes pas capable de vaincre en un mois, autant nous rendre !"
- Comment oses-tu parler de se rendre ? La sédition et le défaitisme sont punis de mort !
Et sur ces mots, Zhou Yu demanda aux gardes d'expulser Huang Gai. Celui ci devint grossier et Zhou Yu furieux ordonna sa mise à mort immédiate. A ce moment, de nombreux officiers s'avancèrent pour plaider en faveur de Huang Gai. De mauvaise humeur, Zhou Yu accepta de le gracier mais lui fit administrer cinquante coups de fouets. Ceux-ci furent donner avec tant de rigueur que Huang Gai perdit connaissance, l'assistance demandait à genoux que l'on arrêta le supplice.

Plus tard, Lu Su discuta avec Zhuge Liang de l'évenement et lui demanda pourquoi il n'était pas intervenu.
- Pourquoi me serais-je immiscé dans la ruse de Zhou Yu ? Il a compris que Cao Cao envoit les cousins de Cai Mao pour nous espionner et veut lui rendre la monnaie de sa pièce. Il attend maintenant que les deux hommes rapportent le traitement de Huang Gai à Cao Cao afin qu'il puisse prétendre qu'il change de camp. Tout celà n'est-il pas évident ?
En effet, quelques jours plus tard, Cao Cao reçut la visite de quelqu'un qui prétendait être un ami de Huang Gai, il lui remit une lettre dans laquelle Huang Gai exprimait sont ressentiment et son désir de faire défection en emmenant avec lui autant d'hommes et de bateaux que possible. Cao Cao acceuillit la nouvelle avec méfiance et il ne fut qu'à demi-convaincu lorsqu'il reçut le rapport de ses espions. Il décida donc d'envoyer à nouveau Jiang Gan pour recceuillir des informations.

Cette fois, Zhou Yu refusa de recevoir son ancien camarade en l'accusant d'avoir trahi sa confiance. En souvenir de leur amitié, dit-il, il ne le ferait pas exécuter mais l'enfermerait dans un ancien temple non loin de là.
Jiang Gan était tellement paniqué que cette nuit là il ne put pas trouver le sommeil. En marchant dans la cour du temple, il entendit quelqu'un réciter d'anciens traités de stratégie. Suivant la voix, il se glissa hors du temple jusqu'à une petite chaumière. A sa grande surprise, il y trouva Pang Tong, un stratège presque aussi renommé que Zhuge Liang.
Pang Tong lui expliqua qu'il avait offert ses services à Zhou Yu, mais que celui-ci les avaient refusé par jalousie. Jiang l'invita à rejoindre Cao Cao et la nuit même ils traversèrent le fleuve.
Cao Cao fut enchanté de rencontrer Pang Tong qui ne tarda pas à le convaincre de ses compétences.
La question qui préoccupait toujours Cao Cao était de savoir comment adapter son infanterie au combat sur l'eau. Après un diner, il demanda conseil à Pang Tong qui lui recommanda d'attacher les bateaux entre eux par des chaines et de les recouvrir de planches. Ainsi, les bateaux gagneraient en stabilité, et les soldats et les chevaux pourraient s'y déplacer comme sur terre.
Cao Cao pensa que c'était une excellente idée, il la soumit à ses conseillers qui le mirent en garde contre une attaque par le feu : les bateaux incapables de se dispercer et reliés entre eux par des planches seraient alors en grand danger. Mais Cao Cao rejeta cette objection car en cette saison, le vent n'était pas favorable à une telle attaque.
Peu de temps après, Pang Tong fit jurer à Cao Cao d'épargner les civils lors de sa victoire et prit congé.

Lire la suite (et fin) : les trois royaumes : Zhuge Liang invoque le vent

Commentaire : évidemment la rencontre avec Pang Tong, n'est pas fortuite._bug_fck Toute la préparation de la bataille est un jeu d'espionnage, de contre-espionnage et d'intoxication. Un art dans lequel les chinois excellent depuis très longtemps comme en témoigne le treizième chapitre de l'Art de la guerre.

Publié dans Culture

Commenter cet article