L'auteur


Ingénieur, ancien auditeur de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale et membre de plusieurs organismes de réflexion et laboratoires d'idée, j'ai été responsable de la gestion des actifs d'une grande entreprise française en Chine. J'en ai ramené une grande admiration pour la culture chinoise et suffisamment d'intérêt et de passion pour entretenir depuis ce blog.
Lundi 27 octobre 2008
Tienzin Gyatso, le 14e Dalai Lama a aujourd'hui 73 ans. De retour de France fin août il a été hospitalisé quelques jours, ses voyages sont depuis annulés et il a subi de nouveaux examens début octobre.
Depuis quelques temps déjà, le Dalai Lama souhaite organiser sa succession de son vivant. Il a évoqué la possibilité d'un référendum.

Cette hypothèse est dénoncée par les autorités chinoises qui se retrouvent curieusement avocates du fondamentalisme tibétain : "la réincarnation est la seule voie de succession du bouddhisme tibétain" a par exemple expliqué un communiqué du ministère des affaires étrangères.
Apparemment Pékin a ses propres plans en la matière. Des discussions auraient ainsi lieu depuis la mi-septembre entre les autorités chinoises et des représentant sinophiles de la minorité tibétaine. L'objectif ne fait guère de doute : la mort du 14e Dalai Lama doit éteindre les velléités d'autonomie du Tibet.

C'est dans ce contexte très particulier que le Dalai Lama a semblé désavouer la solution pour laquelle il s'est longtemps battu. "J'ai sincèrement poursuivi, depuis longtemps, mon approche de la "voie médiane" dans les rapports avec la Chine mais cela n'a donné lieu à aucune réponse positive de la part des Chinois. En ce qui me concerne, j'abandonne."
Cette déclaration en date du 25 août pourrait mettre en terme aux rencontres entreprises entre Tibétains et Chinois suite aux évènements de ce printemps. Elle renforcera sans aucun doute à l'influence de ceux qui, comme le Tibetan Youth Congress, jugent contre nature la méthode suivie par le Dalai Lama, cette "voie médiane" qui consiste à rechercher l'autonomie du Tibet dans le cadre de la constitution Chinoise.
On peut difficilement envisager que le Dalai Lama ne l'ai pas compris. En remettant en selle les extrémistes, cherche t-il à rappeler à à Pékin qu'il a plus fait pour l'apaisement que des décennies d'intransigeance et de répression ? Ou renonce t-il à sa position pour radicaliser la cause tibétaine et espérer ainsi qu'elle lui survive ? Quoiqu'il en soit, les prochains mois seront être déterminants pour le sort du Tibet.
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